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L'intégration du GPSO dans le réseau ferré

Le GPSO a vocation à s'intégrer dans le réseau ferré national et européen. Il est ainsi connecté au Nord, à l'Est et au Sud avec d'autres infrastructures ou projets ferroviaires, notamment avec le réseau de la péninsule ibérique. 

Le GPSO est un projet de développement des services ferroviaires plus performants pour faciliter les déplacements, qui s’intègre dans la vision du réseau structurant à plus ou moins long terme.
En parallèle, de très importants moyens sont consacrés par SNCF Réseau à la rénovation du réseau existant depuis plusieurs années et pour la décennie à venir, avec ses propres programmes ou dans le cadre de programmes renforcés. Le contrat de performance établi avec l’Etat en avril 2017 prévoit pour cette rénovation un montant d’investissement de 46 Md€ sur 10 ans. En 2017, près de 5,2 Md€ ont été investis dans 1 600 chantiers sur l’ensemble du territoire national (dans le grand Sud-Ouest, plus de 450 M€ en Nouvelle-Aquitaine et de 428 M€ en Occitanie consacrés à la maintenance et aux investissements sur le réseau). 

Le GPSO est connecté avec d'autres infrastructures ou projets ferroviaires :  
 - au Nord, avec la LGV Sud Europe Atlantique Tours-Bordeaux mise en service le 2 juillet 2017 ;
 - à l'Est, avec les aménagements de la gare de Toulouse-Matabiau, puis en direction de Narbonne et au-delà la liaison avec le réseau méditerranéen ;
 - au Sud, avec le réseau de la péninsule ibérique, notamment dans sa partie à grande vitesse.


La section internationale de la liaison Vitoria-Dax

Comme suite au sommet franco-espagnol de Saragosse en 2003, le Groupement européen d’intérêt économique (GEIE) Sud Europe Atlantique Vitoria-Dax a été créé en 2005 par RFF et son homologue espagnol, l’ADIF, avec pour mission de veiller à la coordination des opérations et à la cohérence des solutions choisies de part et d’autre des Pyrénées (voies, matériels, sécurité). Le moment venu, il proposera aux Etats français et espagnols le périmètre, les modalités de réalisation et de mise en exploitation de la section internationale, maillon clé de l’axe ferroviaire européen atlantique. Afin de poursuivre la construction de cet axe européen, un accord a été signé suite au sommet franco-espagnol de Paris de 2008 relatif à la constitution d’une Commission Intergouvernementale (CIG) Vitoria-Dax, commission composée de représentants des Etats français et espagnols.

Cette nouvelle liaison ferroviaire binationale Vitoria-Dax s’inscrit dans le Atlantic Core Network Corridor sous la présidence du coordonnateur européen Carlo Secchi ; elle permettra de répondre aux objectifs rappelés dans le cadre des décisions européennes suivantes :
 - une déclaration d’intention signée le 8 juin 2010 à Saragosse par le Vice-Président en charge des Transports à la Commission Européenne Siim Kallas, le coordonnateur européen Carlo Secchi et les ministres des transports français, espagnol et portugais ;
 - un règlement européen n° 913/2010 du 22 septembre 2010 relatif au réseau ferroviaire européen pour un fret compétitif, notamment l’axe n°4 entre le Portugal, l’Espagne et la France par la façade atlantique, à savoir une augmentation significative de la part modale du fer tant pour les voyageurs (gain de temps de 2h entre Vitoria et Dax) que pour les marchandises (suppression du transbordement des marchandises à la frontière grâce à la continuité UIC).


Les projets en Espagne

Pour répondre à la demande de transport des personnes et des marchandises à long terme, au niveau national comme international, le gouvernement espagnol a actualisé en octobre 2012 son Plan d’Infrastructures de Transport et du logement pour la période 2012-2024, plan doté d'un budget de 53 Md€ pour le ferroviaire et dont l'élément majeur est le développement d'un réseau ferroviaire étendu à écartement européen (près de 2700 km de ligne à grande vitesse). Il fait suite au Plan stratégique d'infrastructures de transport (PEIT) adopté en 2005 au titre duquel près de 45 Md€ ont déjà été investis pour le mode ferroviaire.

Ce plan prévoit de renforcer les liaisons avec les pays voisins, et notamment la France. Il vise surtout l’intégration de l’Espagne au Réseau Transeuropéen de Transport. Cela concerne tout particulièrement : l’axe ferroviaire à grande vitesse méditerranéen Valence-Barcelone-Montpellier-Paris, et l’axe ferroviaire à grande vitesse atlantique qui inclut la liaison Lisbonne/Porto-Madrid-Vitoria-Irún/Hendaye-Dax-Bordeaux-Paris.

Sur la branche atlantique et dans la continuité du GPSO :
-- La ligne nouvelle mixte « Y basque
» reliant Vitoria à Bilbao et Saint Sébastian-Irún (180 km, écartement européen, 220 km/h) est estimée à 4,2 Md€. L’approbation ministérielle du projet date de novembre 2000, un accord politique pour la réalisation a été trouvé entre le gouvernement central et les autorités basques en avril 2006. Les travaux engagés début 2007 se poursuivent avec un objectif de mise en service à l’horizon 2023.

Carte du Y basque


Une série de mesures destinées à connecter le Y basque au réseau ferré français existant a été adoptée en 2011 :  elles concernent notamment la mise à écartement UIC de la ligne existante entre Astigarraga et Irún (pose d’un troisième rail sur les 2 voies, modification de la signalisation), l’aménagement UIC des voies à quai de la gare de San Sébastian et la réorganisation de la gare d’Irún intégrant une connexion UIC à double voie avec la gare d’Hendaye en France.

  

 

 

 

                                                                                                                           3ème rail

Le moment venu, la France et l'Espagne engageront de manière coordonnée les travaux de ligne nouvelle entre Dax et le sud de San Sébastian.

- Entre Valladolid et Venta de Banos : la ligne nouvelle a été mise en service fin septembre 2015 pour la desserte TGV de Palencia et Leon.

- Entre Valladolid et Burgos : les travaux de génie civil sont pratiquement terminés ; les travaux d’équipements ferroviaires de la section Valladolid / Venta de Banos / Burgos sont en cours avec un objectif de mise en service en 2019 ; la ligne de contournement de Burgos a été mise en service fin 2008, ligne conçue pour une adaptation ultérieure à écartement UIC.

- Entre Burgos et Vitoria : une nouvelle étude d’avant-projet sommaire a été soumise à enquête publique fin 2017.

- La configuration définitive des nouvelles gares de Bilbao et San Sebastien ont été approuvées par le Ministerio de Fomento et les autorités basques.

Pour plus d'informations sur les projets ferroviaires espagnols, se reporter sur les sites du Ministerio de Fomento et  du Y basque.